Drug Baron’s Lavish Wedding Exposes Morocco’s Celebrity Tax Evasion Scandal

Les chanteurs et chanteuses qui ont animé la soirée de mariage d’un baron de la drogue dans la région de Zeghanghane, relevant de la province de Nador ont touché de gros cachets.
Dounia Batma, Zina Daoudia, Adil El Miloudi, Fayçal Sghir, Najat Aatabou, Badr Sultan, Kader Japoni et Ould Aïcha figurent parmi les artistes qui ont animé le somptueux mariage organisé récemment dans la région de Zeghanghane, relevant de la province de Nador. Les vidéos publiées sur les réseaux sociaux montrent ces artistes recevant de gros cachets estimés à des millions de centimes. Des sources informées ont révélé que les cachets variaient entre 600 000 et 700 000 de dirhams. De quoi relancer le débat sur les artistes marocains qui ne déclarent pas leurs revenus réels, notamment ceux issus des fêtes privées, des spectacles artistiques, des contrats publicitaires ou des revenus numériques générés via des plateformes telles que YouTube et Facebook.
Certains artistes dégagent des bénéfices nets dépassant parfois 200 000 dirhams par mois provenant des revenus publicitaires sur les réseaux sociaux, tout en restant hors du champ des déclarations fiscales, a précisé à Al3omk une source professionnelle. Selon elle, cette situation reflète un vide réglementaire laissant une large marge de non-conformité à la loi. Elle explique que la majorité des artistes exercent en tant qu’indépendants, ce qui rend difficile le suivi de leurs transactions financières, notamment lors des fêtes privées ou des contrats officieux. Ces pratiques violent le principe de justice fiscale et affaiblissent la capacité de l’État à mobiliser les ressources financières nécessaires au financement des services publics, a-t-elle estimé, insistant sur le fait que l’absence de contrôle strict dans le secteur artistique constitue une faille qui nécessite une réforme urgente.
Selon des observateurs, ces pratiques ne relèvent pas simplement d’une infraction administrative, mais touchent au fondement même du système fiscal, fondé sur le principe d’égalité dans le partage des charges publiques. Ils font remarquer que le citoyen ordinaire et le petit fonctionnaire s’acquittent de leurs impôts de manière directe et régulière, alors que certains artistes bénéficient d’un « privilège non déclaré », incarné par l’absence de surveillance stricte. Pour eux, la correction de ce dysfonctionnement passera par des réformes législatives et institutionnelles, reposant sur l’intégration du secteur artistique dans le système économique officiel, par l’imposition de contrats écrits, l’assujettissement des revenus numériques à la déclaration fiscale et le renforcement du rôle du contrôle et de la reddition des comptes.
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